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Beast of Gévaudan

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Author Topic: Beast of Gévaudan  (Read 4291 times)
the Coming Darkness
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« Reply #30 on: June 08, 2009, 10:53:18 pm »

Les huit battues s’effectuèrent, dans l’ordre prescrit, du 20 au 27 novembre : elles ne donnèrent aucun résultat. Dès que les troupes eurent regagné leur cantonnement, on apprit que, durant l’expédition, la Bête avait poussé une pointe du côté de Sainte-Colombe; elle y avait tué cinq filles, une femme et quatre enfants... La terreur redoubla : l’évêque de Mende consacra un mandement à cette désolation publique et des oraisons furent ordonnées dans toute l’étendue du diocèse pour qu’il plût à Dieu de susciter un nouveau saint Georges, assuré d’avance de la vénération de tout le pays. Et tandis que les habitants étalent en prières, la Bête, en plein jour, le 6 janvier 1765, enlevait une mère de famille : Delphine Courtiol, au village de Saint-Méry. C’était assurait-on, sa soixantième victime, sans compter les malheureux, très nombreux, qu’elle avait, en six mois, blessés ou estropiés.

À cette époque – janvier 1765 – se place un incident qui mit en émoi tout le pays. Le 12, un berger du village de Chanaleilles âgé de douze ans, et nommé André Portefaix, gardait des bestiaux dans la montagne. Il était accompagné de quatre camarades et de deux fillettes plus jeunes que lui : par crainte de la Bête, ces enfants s’étaient armés de bâtons, à l’extrémité desquels ils avaient fiché des lames de couteaux. L’une des petites, soudain, poussa un cri : la Bête venait de surgir d’un buisson à quelques pas d’elle.

André Portefaix groupe tout son monde : les plus forts en avant, protégeant le reste de la troupe ; le monstre tourne autour d’eux, la gueule écumante. Les braves petits, serrés l’un contre l’autre, font le Signe de Croix et cherchent à se défendre à coups de leurs épieux : mais la Bête, s’élançant, saisit l’un des enfants à la gorge et l’emporte : c’est le petit Panafieux, qui a huit ans. Portefaix, héroïquement, se lance à la poursuite du fauve, le larde de coups de couteau, le force à lâcher sa proie ; Joseph Panafieux en est quitte pour une joue arrachée que la Bête, en trois coups de dents, mange sur place. Mise en goût, elle attaque une seconde fois le groupe terrifié, renverse l’une des fillettes d’un coup de son horrible museau, mord un des garçons à la lèvre – il s’appelait Jean Veyrier – le saisit par le bras et l’entraîne.

Un autre, qui a trop peur, crie qu’il faut sacrifier celui-là et profiter, pour s’enfuir, du temps que la Bête mettra à le manger. Mais Portefaix déclare qu’ils sauveront leur camarade ou qu’ils périront tous. Ils le suivent, même Panafieux qui n’a plus qu’une joue et que le sang aveugle; tous, hardiment, piquent la Bête, cherchent à lui crever les yeux ou à lui couper la langue; ils l’acculent dans un bourbier, où, s’enlisant, elle lâche l’enfant qu’elle tient. Portefaix se jette entre elle et lui, cogne à grands coups de bâton sur le groin du monstre qui recule, se secoue et s’enfuit.
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